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SAMEDI 3 MARS
LECTURES - RENCONTRES - TABLES RONDES
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11H
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RÉGIS JAUFFRET
Ceci n’est pas un fait divers
Salle des Parieurs
Après l’affaire du banquier Stern dans Sévère, Régis Jauffret s’inspire d’un autre fait divers avec Claustria, un roman dans lequel il revient sur la terrible histoire de l’autrichien Josef Fritzl, qui a tenu sa fille enfermée dans une cave pendant 24 ans. Un livre entre faits réels et invention romanesque qui permet d’évoquer la violence du tyran, la souffrance de la victime, et qui offre un regard terrible sur la perversité humaine et la « complicité » silencieuse des témoins proches, symboles d’une Autriche embarrassée par son passé nazi. Avec ce roman impressionnant, Régis Jauffret pose là tous les enjeux du rapport entre la littérature et le réel… |
CÉLINE MINARD
Éloge de la fiction Salle des Balances
Depuis la parution de son premier livre en 2004, Céline Minard ne cesse de repousser les frontières littéraires avec des romans inclassables et divers, comme Bastard Battle ou Le Dernier Monde. Dans So long, Luise, elle écrit la lettre testamentaire d’une vieille écrivaine indigne en posant de nombreuses questions sur l’écriture, la langue, la création, à partir notamment du concept de « jactance » qui fait de la littérature une arme véritable… Un livre qui flirte avec une dimension fantastique, et qui met en exergue la formidable inventivité narrative et stylistique d’un auteur qui fait de l’espace romanesque un terrain de jeu et de connaissance.
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LE SALON DE LECTURE JEUNESSE
Salle du Manège
Déjà proposé côté adultes, il se décline en jeunesse : des invités surprise viennent dévoiler leurs livres coups de cœur pour enfants, donner des conseils de lecture aux tout-petits, mais aussi aux moyens, aux ados et à leurs parents…
Des ados des groupes lecture de la Médiathèque J. Prévost tiennent salon et vous présentent, en compagnie de 3 invités surprise, leurs coups de cœur et leurs conseils de lecture. Albums, premières lectures, romans ados.
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| 12H30 |
PATRICK DEVILLE ET DOMINIQUE SIGAUD
L’histoire avec « une grande hache »
Salle des Parieurs
Après l’Afrique et l’Amérique Latine, Patrick Deville poursuit son « tour du monde romanesque à hauteur de l’équateur » avec Kampuchéa, un roman qui ausculte l’histoire du Cambodge de la découverte des temples d’Angkor au récent procès des responsables khmers rouges, notamment Douch et Pol Pot. L’histoire « avec une grande hache » et la figure du bourreau sont aussi présents dans Franz Stangl et moi, de Dominique Sigaud, qui réfléchit sur le destin de l’ancien officier SS, commandant du camp de Treblinka, mais aussi sur la question du mal, de la culpabilité, et du rapport intime au désastre.
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GUILLAUME CHAUVIN, RÉMI HUBERT ET ARIEL KENIG
Ceci n’est pas une photographie Salle des Balances
Guillaume Chauvin et Rémi Hubert ont reçu en 2009 le Grand Prix Paris Match du photoreportage grâce à une série de clichés « arrangés » qu’ils avouent avoir mis en scène comme un véritable roman-photo. Ils évoquent cette expérience dans Aucun détour ne ment, un essai qui analyse les enjeux actuels des discours médiatiques. Ariel Kenig, écrivain et vidéaste, développe lui aussi une réflexion sur la place de l’image dans la société française contemporaine avec Le miracle. Un roman dans lequel des photos volées de Pierre Sarkozy déclenchent une variation décapante sur la révolution technologique, le pouvoir de la presse, mais aussi le miracle de la littérature et la puissance du verbe.
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| 14H |
JACQUES RANCIÈRE
De l’art et de la politique
Salle des Parieurs
À travers des livres comme Le Partage du sensible ou Le spectateur émancipé, le philosophe Jacques Rancière mène depuis de nombreuses années un travail fondamental sur le régime esthétique de l’art en analysant les différents modes de réception et d’interprétation des œuvres. Dans Aisthesis, il poursuit cette recherche en étudiant les conditions sociales et politiques d’une quinzaine d’évènements culturels et artistiques – cinéma, littérature, peinture, danse - de la visite d’Hegel au musée de Munich à une scène du livre de Stendhal, Le Rouge et le noir, en passant par une soirée de Mallarmé aux Folies Bergères… Rencontre avec un intellectuel majeur.
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MARC CHOLODENKO ET CAMILLE DE TOLEDO
La possibilité du « il » Salle des Balances
Dans Deux cents et quelques commencements, Marc Cholodenko signe un texte uniquement composé de débuts de romans inachevés, qui ouvre une réflexion sur les possibilités de la fiction, sur le sens de l’écriture romanesque, et sur la capacité du lecteur à « écrire » le livre qu’il est en train de lire. Dans Vies pøtentielles, Camille de Toledo entremêle des « micro-fictions » imaginaires avec une écriture beaucoup plus intime liée à son histoire familiale et à son rapport au monde. Dans les deux cas, des livres dont la forme permet une liberté de lecture totale, et une multitude d’interprétations possibles… |
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14H30
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BERNARD CHAMBAZ, ALAIN SERRES ET ZAÜ JEUNESSE Rue du Monde
Salle du Manège
Autour d’un livre, on se dit des choses qu’on ne se dit jamais autour d’une pizza ou devant la télé, comme par exemple « Tu crois qu’on peut être amoureux quand on ne sait pas écrire ? ». Venez partager notre enthousiasme pour le travail d’auteur et d’éditeur d’Alain Serres. Venez le rencontrer en compagnie de Bernard Chambaz, auteur de plusieurs romans dont le dernier Je m’appelle pas Ben Laden revient sur le 11 septembre 2001, et de Zaü, illustrateur très inspiré et emblématique de la maison. Tout public.
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| 15H30 |
LIDIA JORGE ET MICHEL SCHNEIDER
Des histoires dans l’Histoire
Salle des Parieurs
De l’Empire colonial à la dictature de Salazar en passant par la communauté capverdienne ou l’identité de son Algarve natal, Lidia Jorge propose depuis trente ans une radiographie romanesque du Portugal contemporain en alliant l’intimité de ses personnages - souvent féminins - à une vision historique plus large, ce que prouve encore son dernier roman, La nuit des femmes qui chantent. On retrouve cet ancrage historique dans le « roman familial » de Michel Schneider, Comme une ombre, dans lequel il évoque son frère aîné disparu à travers une enquête au cœur de l’enfance et un retour sur l’évènement qui a bouleversé leurs vies, en l’occurrence la Guerre d’Algérie. Des livres qui relient les destins individuels et les histoires collectives.
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ARNO BERTINA ET NATHALIE LÉGER
Soi-même comme un autre Salle des Balances
En mettant en scène l’épopée du tennisman « Rodgeur Fédérère » alors qu’il est en train de tomber de son piédestal, Arno Bertina donne avec Je suis une aventure un roman labyrinthique qui interroge la grâce, la notoriété, les mythes modernes et les bribes de l’identité. Avec son Supplément à la vie de Barbara Loden, Nathalie Léger s’intéresse au destin de celle qui fut actrice et réalisatrice d’un seul film, culte, intitulé Wanda, en revenant sur les liens entre la créatrice (Loden) et la créature (Wanda) et les enjeux de cette mise en fiction. Dans les deux cas, des vraies fausses biographies qui donnent aux romanciers l’occasion d’écrire, de manière détournée, leur propre autoportrait… |
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16H
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ALBERTINE ET GERMANO ZULLO JEUNESSE
La Joie de Lire
Salle du Manège
Leurs albums sont de véritables mines où l’on peut passer des heures à observer les détails de l’image et à se raconter des histoires. Qu’ils nous emmènent faire des emplettes au rayon chaussures d’un grand magasin, nous perdent sur les pistes d’une station de ski ou encore construisent des maisons délirantes, ce sont des moments précieux et plein d’imagination à partager en famille. Pour les petits, leurs parents, grands-frères et sœurs…
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| 17H |
CHLOÉ DELAUME ET ANANDA DEVI
L’écrivain(e) et son double Salle des Parieurs
Les hommes qui me parlent, de la mauricienne Ananda Devi et Une femme avec personne dedans, de Chloé Delaume, sont deux livres autobiographiques qui évoquent, chacun à leur manière, la condition de l’écrivain, en particulier lorsqu’il est une femme. Du lien avec le lecteur à la solitude de l’auteur, en passant par le rapport aux proches, l’émancipation individuelle, la prise de risque du geste d’écriture ou la question de la (pro)création, l’une et l’autre livrent de saisissants autoportraits de l’artiste, en ne cachant rien de leurs faiblesses, de leurs angoisses et de leur intimité. Deux auteurs qui poussent à l’extrême les enjeux esthétiques et personnels de l’écriture de soi… |
BRUCE BÉGOUT ET CHRISTOPHE BOUTON
Les philosophes face à l’histoire Salle des Balances
Co-dirigé par Bruce Bégout et Christophe Bouton, Penser l’histoire est un ouvrage collectif dans lequel de nombreux intellectuels analysent la manière dont la philosophie a appréhendé l’histoire au fil des siècles. De Marx à Hannah Arendt en passant par Hegel, Husserl ou Paul Ricœur, ce livre convoque les plus grands penseurs, les courants philosophiques principaux, mais aussi des conceptions de l’histoire plus singulières qui permettent notamment une profonde réflexion sur la question du récit, en analysant le rôle de ceux qui écrivent l’histoire – et ceux qui la font - en particulier lorsqu’il s’agit des « catastrophes » du 20ème siècle…
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ALEX GODARD JEUNESSE
L’atelier d’Alex
Salle du Manège
Alex Godard reconstitue sur place son bureau/atelier pour montrer et expliquer comment il écrit et illustre ses livres. Une manière vivante et ludique de rencontrer ses lecteurs. Exposition d’originaux et cours de dessin en direct.
Tout public. |
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18H30
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CLAUDINE GALÉA ET LYDIE SALVAYRE
Le roman des icônes
Salle des Parieurs
Quand deux romancières s’attaquent à des icônes absolues de l’histoire du rock… Avec Hymne, Lydie Salvayre revient sur la reprise de l’hymne américain par Jimi Hendrix au festival de Woodstock en déclinant le parcours de l’idole et les enjeux sociaux, politiques ou individuels de cette prestation mythique. Dans Le corps plein d’un rêve, Claudine Galéa s’intéresse à une autre figure clé de la contreculture mondiale en mettant en scène la relation personnelle, presque intime, qui la lie à l’auteur de My Génération, la grande Patti Smith. Une rencontre qui, comme il se doit, se terminera en musique…
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LORETTE NOBÉCOURT ET ÉRIC VILLENEUVE
Deux personnages en quête d’eux-mêmes
Salle des Balances
D’un côté Nathan, l’adolescent anglais errant sur l’Ile de Pâques, égaré dans les méandres de sa conscience, qui vit de labyrinthiques Aventures sur l’Ile de juillet. De l’autre Kola, orphelin fragile et solaire qui, dans Grâce leur soit rendue, part sur les traces de ses écrivains de parents au fil d’un périple au Chili… Derrière les deux contes initiatiques d’Éric Villeneuve et Lorette Nobécourt, se dessinent deux romans au souffle puissant, poétiques et spirituels, qui disent avec beaucoup de force les questionnements sur l’identité, la filiation, les origines, le temps, mais aussi sur la création artistique, l’écriture, la solitude et la mélancolie… |
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LE BISTROT DU MATRICULE
EN LISANT, EN ÉCRIVANT
En marge des rencontres autour de leurs œuvres, les écrivains sont invités au café littéraire organisé en partenariat avec Le Matricule des Anges pour une brève discussion, intitulée En lisant, en écrivant, pendant laquelle ils évoquent la place de la lecture dans leur pratique d’écriture. À cette occasion, chaque écrivain vous propose un "conseil de lecture", que vous retrouvez sur la table de son libraire…
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14H Régis Jauffret
14H30 Céline Minard
15H Arno Bertina et Ariel Kenig
15H30 Ananda Devi
16H Chloé Delaume et Lydie Salvayre
16H30 Bruce Bégout et Dominique Sigaud
17H Camille de Toledo et Fabio Viscogliosi
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