Accueil » Festival » La programmation adulte

La programmation adulte


Mer. 12

19 h

Rencontre performance

Médiathèque Jean Prévost

 

Emmanuelle Pireyre

Chimère 

À partir de son nouveau roman, Chimère, Emmanuelle Pireyre donne une performance où le texte se mêle aux images, la lecture à la chanson et la réalité à la fiction. Il y est question d’idéal, de chimères, d’OGM, et de l’existence réelle de certains de ses personnages. À travers ces figures, l’auteure de Féerie générale donne un nouveau portrait fracassé de notre époque, entre quête individuelle et utopies collectives, promesse d’avenir et résurgence du passé.

Le tout dans une langue oscillant entre imaginaire débridé et rigueur scientifique, fantaisie littéraire et érudition documentaire, gravité et dérision. Une œuvre à l’image du temps présent !
En partenariat avec la Médiathèque Jean Prévost.

Jeu. 13

19 h

Rencontre exposition

Ferme du Vinatier

 

Hélène Gaudy | Johanna Quillet

Éloge de la trace 

Dans ses deux livres les plus récents, la romancière Hélène Gaudy s’attache à des faits historiques précis qu’elle tente de revisiter et de comprendre avec les armes de la littérature : du camp de Terezin à l’expédition de 1897 au Pôle Nord, c’est aussi aux images et à l’esprit des lieux que l’écrivaine s’attache, comme le fait la photographe Johanna Quillet aux différents lieux de mémoire qu’elle a mis en images. À travers l’exemple de l’hôpital du Vinatier, dont Johanna Quillet retrace l’histoire architecturale, c’est la question des traces qui est posée – que ce soit dans la photographie ou dans la littérature – donc celle de la mémoire et de l’oubli.
En partenariat avec la Ferme du Vinatier.

Jeu. 13

20 h 30

Lecture musicale

Espace Albert Camus

Espace Albert Camus

Adel Abdessemed | Clotilde Courau | Christophe Ono-Dit-Bio | Léonor de Récondo

La nuit espagnole 

Adel Abdessemed, l’un des plus audacieux artistes d’aujourd’hui, connu dans le monde entier pour ses prises de risque artistiques et politiques, a passé une nuit dans le musée Picasso avec l’écrivain Christophe Ono-dit-Biot. Une expédition nocturne qui les a menés à la recherche du secret de « Guernica », la toile mythique peinte par Picasso après le bombardement de la ville par les fascistes, le 26 avril 1937, et devenue le symbole de l’engagement qui hante tout artiste. Mais comment rester libre à une époque, la nôtre, qui l’est de moins en moins ?
Christophe Ono-dit-Biot (textes et conversation), Clotilde Courau (lecture) et Léonor de Récondo (violon) vous invitent à recréer l’ambiance de ces heures nocturnes et dionysiaques, algériennes et espagnoles, autour des œuvres d’Adel Abdessemed. Un hymne à la liberté de créer.
Conception Alina Gurdiel et l’agence et tuttiquanti… Adélaïde Fabre.
Tarifs : 10 € / 12 €. Billetterie sur pole-en-scenes.com
En partenariat avec Pôle en Scènes.

Ven. 14

10 h

Journée de réflexion

Université Lyon 2

Amphi culturel

Camille de Toledo

La détective room, au cœur de l’enquête 

Défenseur d’une vision de l’artiste comme chercheur, et ici, comme enquêteur, Camille de Toledo présente une vision de « l’atelier » en tant que lieu des indices et de l’enquête. Inspiré par la « detective room » de la série True Detective il déploie, sur trois panneaux de bois, cette vue de l’artiste comme enquêteur. Photocopies de documents, indices photographiques, inscriptions, notes, mémoires, c’est l’ensemble des outils de la conception plastique, du carnet de croquis au carnet de notes, qui basculeront ainsi du côté d’une enquête sur ces scènes de crime sans nom, ces angles morts du réel.
Sur réservation.

Ven. 14

11 h 30

Journée de réflexion

Université Lyon 2

Amphi culturel

Laurent Demanze | Camille de Toledo

Le nouvel âge de l’enquête 

L’«âge de l’enquête», la formule d’Émile Zola, est particulièrement d’actualité au 21e siècle. Les écrivains contemporains investissent à nouveaux le terrain social, à la croisée du reportage, des sciences sociales et du roman noir. Cette notion d’enquête, Laurent Demanze la traque dans les œuvres d’auteurs contemporains en s’attachant aux différents gestes du détective-écrivain : S’étonner, explorer, collecter, restituer, poursuivre, suspendre... cette liste ouverte d’opérations concrètes, de pratiques et d’expérimentations dessine le cheminement même de l’enquête et sont autant d'étapes qui jalonnent le travail de Camille de Toledo.
Sur réservation.

Ven. 14

14 h 30

Table ronde

Hippodrome Lyon-Parilly

Salle des Parieurs

Jean-Christophe Bailly | Laurent Demanze | Emmanuelle Pireyre | Camille de Toledo

Les détectives sauvages 

Dans son essai, Le nouvel âge de l’enquête, Laurent Demanze revient sur les œuvres de nombreux écrivains contemporains qui seront présents : Emmanuelle Pireyre et sa démarche littéraire notamment marquée par la collecte numérique qui est à l’œuvre dans Chimère, mais aussi Jean-Christophe Bailly et son travail sur l’image, la dissémination des indices qui est au cœur de L’imagement, son dernier essai... Autant d’enjeux majeurs d’une littérature qui fait du réel son terrain de jeu et de la « vérité » sa quête fondamentale.

Ouverte à tous sur réservation. Tarif professionnel : 30 € / Tarif public : 10 €.
Réservations : j.reflexion@fetedulivredebron.com.
Journée organisée dans le cadre de la résidence d'écriture de Camille de Toledo, en partenariat avec l'École Urbaine de Lyon, European Lab, l'Université Lumière Lyon 2, la Médiathèque du Rhône et Médiat Rhône-Alpes
.

Ven. 14

16 h

Grand entretien

Hippodrome Lyon-Parilly

Salle des Parieurs

Régis Jauffret

Ceci n’est pas un fait divers 

Après avoir exploré les destins tragiques du banquier Stern dans Sévère, de Josef Fritzl dans Claustria, mais aussi de Dominique Strauss-Kahn dans La Ballade de Rikers Island, Régis Jauffret s’attache à élucider le mystère d’un autre personnage réel, en l’occurrence son père. Dans Papa, c’est à partir d’une archive montrant ce dernier arrêté par la Gestapo devant la maison de son enfance que l’écrivain cherche à réunir les traces d’une existence discrète, marquée par le silence et la maladie. Avec l’idée de faire de son père, Alfred, une figure littéraire à part entière : « Moi le conteur, le raconteur, l’inventeur de destinées, il me semble soudain avoir été conçu par un personnage de roman. ».

 

Ven. 14

17 h 30

Table ronde

Hippodrome Lyon-Parilly

Salle des Parieurs

Julia Deck | Hélène Gaudy | Vincent Message | Anne Pauly | Sylvain Prudhomme

Le réel et son double 

Pour la troisième édition du Prix Summer, l’équipe de la Fête du Livre de Bron a sélectionné cinq écrivains dont les nouveaux romans interrogent la capacité de la littérature à rendre compte du réel, qu’il soit historique, sociétal ou intime.
Du livre de deuil d’Anne Pauly, qui brille par la singularité de son regard sur la mort du père, au grand roman d’aventure d’Hélène Gaudy autour de l’expédition au Pôle Nord de trois explorateurs en quête de sens, en passant par le conte philosophique de Julia Deck sur la propriété et l’utopie collective, c’est dans le lien entre invention littéraire et rapport au réel que ces livres trouvent leur grandeur. De même pour le roman de crise(s) de Vincent Message, dont le personnage de Cora est le symbole de la frénésie contemporaine, ou celui de Sylvain Prudhomme, qui explore à travers des héros fictifs le sujet très actuel de la liberté individuelle. Dans tous les cas, des personnages dont les destins cristallisent les grandes inquiétudes de notre temps, et pour qui le voyage, la littérature, la mémoire et l’utopie sont autant d’échappatoires à leur condition.
En partenariat avec la Métropole de Lyon.

À l’issue de la table ronde du Prix Summer, l’équipe du festival et le Conseil Municipal de la Ville de Bron vous convient à l’inauguration de la 34e édition de la Fête du Livre de Bron, à 19h dans l'Espace Librairie.

Ven. 14

20 h 30

Rencontre projection

Cinéma les Alizés

 

Serge Joncour | Jessica Palud

Revenir 

Film réalisé par Jessica Palud, librement inspiré du roman de Serge Joncour L’amour sans le faire (2012, Flammarion). Avec Niels Schneider, Adèle Exarchopoulos, Patrick d’Assumçao, Hélène Vincent. France, 1h17, 2020.

Il y a la ferme où Thomas est né. Il y a sa famille. Son frère, qui ne reviendra plus, sa mère, qui est en train de l’imiter, et son père, avec qui rien n’a jamais été possible. Il retrouve tout ce qu’il a fui douze ans auparavant. Mais aujourd’hui il y a Alex, son neveu de six ans, et Mona, sa mère incandescente. Co-écrit avec Diastème et Philippe Lioret, le film traite de la reconstruction : comment refaire une famille quand celle-ci s’est déconstruite, quand chacun, pour des raisons différentes, vit isolé. Un premier film envoûtant, prix du meilleur scénario de la section Orizzonti à la Mostra de Venise 2019.
Tarif : 5 € / Prévente : cinemalesalizes.com.
En partenariat avec le Cinéma Les Alizés et Télérama.

Sam. 15

11 h

Table ronde

Hippodrome Lyon-Parilly

Salle des Parieurs

Laurent Binet | Quentin Deluermoz | Pierre Singaravélou

Le monde à l’envers 

Inspiré par le jeu vidéo du même nom, le troisième roman de Laurent Binet, Civilizations, imagine un monde où Christophe Colomb n’aurait pas découvert l’Amérique, et où les Incas domineraient la planète après avoir vaincu les pays européens. De cette uchronie ludique et romanesque, naît une réflexion profonde sur le déroulement de l’histoire qui résonne avec le livre de Quentin Deluermoz et Pierre Singaravélou, Pour une histoire des possibles. Dans celui-ci, les deux historiens analysent le «raisonnement contrefactuel» à l’œuvre dans la littérature, la politique, le cinéma ou les séries, et se demandent avec nous ce qui aurait bien pu se passer si le nez de Cléopâtre avait été plus court, ou si Napoléon avait gagné la bataille de Waterloo !

Sam. 15

12 h 30

Dialogue d'auteurs

Hippodrome Lyon-Parilly

Salle des Parieurs

Luc Lang | Vincent Message

Mondes nouveaux, idéaux anciens 

Il est question de mondes sauvages contemporains dans les romans de Luc Lang et de Vincent Message. Là où la machine libérale plonge les êtres dans une spirale toujours plus infernale. Monde du travail où les logiques de manipulation prévalent, monde de l’argent et du profit qui fait que les pères, nourris aux idéaux anciens, ne comprennent plus les fils, parfois perdus dans des valeurs délétères. Un monde où les femmes subissent encore et toujours la loi de la domination sociale, jusqu’à mettre leur vie familiale et intime en danger.

Sam. 15

14 h

Lecture musicale

Hippodrome Lyon-Parilly

Magic Mirror

Mathilde Forget

Les dents de ma mère 

Avec Mathilde Forget (lecture, chant, guitare, clavier) et Sébastien Grangambe (violoncelle) d’après le roman À la demande d’un tiers.

C’est le genre de fille qui ne réussit jamais à pleurer. Même si elle est obsédée par Bambi, qui comme elle, a perdu sa mère de façon tragique. C’est le genre de fille à être fascinée par les requins qu’elle va observer à l’aquarium. C’est aussi le genre de fille qui veut tout savoir, pourquoi et comment cela est arrivé. Sur un ton acide, décalé et souvent drôle, elle déboulonne l’idéal de la famille parfaite, pour faire un tour du côté de l’hôpital psychiatrique à la recherche du fameux dossier qui pourrait tout lui révéler. Également musicienne et chanteuse, Mathilde Forget nous propose de découvrir son premier roman À la demande d’un tiers (Grasset 2019), à travers une lecture musicale aussi singulière qu’émouvante.
Mise en scène musicale et sonore imaginée par l’auteur.
Lecture créée à la Maison de la Poésie de Paris.

Sam. 15

14 h

Dialogue d'auteurs

Hippodrome Lyon-Parilly

Salle des Parieurs

Julia Deck | Marcus Malte

Société, tu m’auras pas ! 

Voici deux auteurs dont les livres flirtent avec les codes du roman noir pour percer à jour les réalités de nos sociétés contemporaines, deux auteurs dont les derniers romans explorent l’altérité, mais aussi les rêves de liberté, les joies de l’individualisme et les peines du collectif (ou l’inverse !). De l’écoquartier de Julia Deck, aux aires d’autoroute de Marcus Malte, des conflits de voisinage à la cohabitation dans les voitures, c’est à une vision à la fois poétique et caustique du contemporain auquel le lecteur est confronté.

Sam. 15

14 h

Dialogue d'auteurs

Hippodrome Lyon-Parilly

Salle des Balances

Ugo Bienvenu | Olivier Paquet

Des machines et des hommes 

Que ce soit dans le roman d’anticipation d’Olivier Paquet, où quatre personnages se débattent dans un monde dominé par les machines et les intelligences artificielles, ou dans l’album d’Ugo Bienvenu, où un homme tente de sauvegarder les chefs d’œuvre de l’humanité contre l’effacement programmé des données culturelles, les enjeux sont les mêmes : explorer les devenirs de la nature humaine dans des sociétés de surveillance généralisée, de libéralisme à outrance, de manipulation de la mémoire – des sociétés du futur qui ressemblent étrangement aux nôtres.

Sam. 15

15 h

Dialogue d'auteurs

Hippodrome Lyon-Parilly

Salle des Balances

Alexandre Bergamini | Anne Pauly

On n’est pas là pour disparaître 

Face à la mort du père, Anne Pauly invente une cavale littéraire aussi habitée qu’iconoclaste, déchirante et drôle, sans concession ni illusion face à la brutalité de l’événement qui révèle ce que la famille tentait de masquer. Alexandre Bergamini écrit la mort par suicide de son frère alors qu’il avait dix-huit ans, et que rien n’annonçait. Dans ces deux récits d’une grande force, l’invention d’une langue est à l’œuvre, qui fait voler en éclats tout désir d’idéal.

Sam. 15

15 h 30

Dialogue d'auteurs

Hippodrome Lyon-Parilly

Salle des Parieurs

Sylvain Prudhomme | Agnès Riva

Chacun cherche son chat 

« Peut-on jamais être certain(e) d’être au bon endroit avec la bonne personne ? » demande Agnès Riva dans Ville nouvelle, un roman mettant en scène une étudiante qui ne parvient pas à faire les bons choix : logement, travail, amour, engagement politique... Quand Sylvain Prudhomme, dans Par les routes, crée des personnages pris par le vertige face à la multitude des existences possibles. Comment vivre la force de l’amitié, du désir, et que faire de la fameuse question : rester ou partir ?

Sam. 15

15 h 30

Dialogue d'auteurs

Hippodrome Lyon-Parilly

Magic Mirror

Léonor de Récondo | Minh Tran Huy

De l’amour (et de l’art) 

L’amour fou puis follement impossible fait l’objet du nouveau roman de Minh Tran Huy. Des origines modestes et métisses d’un côté, la bourgeoisie de l’autre, sont-elles à l’origine du drame ? Sans compter le rapport à l’art, qui sépare les deux amoureux. C’est de l’art dont il est question dans le récit de Léonor de Récondo, et de la façon dont l’auteur approche le peintre Le Greco, à la recherche de ce qui fait l’œuvre : l’amour, l’exil, le deuil, et cet idéal de beauté et de fidélité.

Sam. 15

16 h

Dialogue d'auteurs

Hippodrome Lyon-Parilly

Salle des Balances

Jérôme Attal | Milan Dargent

All you need is love (and popcorn) 

Jérôme Attal nous fait toucher du doigt ce que la musique provoque en soi. Pourquoi le garçon qu’il était, perdu face aux idéaux contradictoires de l’adolescence, se voyait-il en Beatles à lui tout seul ? Une obsession qui n’a d’égale, sous sa plume, que celle des filles. Les filles, les chansons, les feuilletons télé, les objets du quotidien et autres flippers sont aussi les ingrédients du précieux abécédaire que propose Milan Dargent : un paradis perdu qui, comme celui de Jérôme Attal, revisite les seventies.

Sam. 15

17 h

Dialogue d'auteurs

Hippodrome Lyon-Parilly

Magic Mirror

Velibor Colić | Abnousse Shalmani

Les anges vagabonds 

Dans son nouveau livre, Abnousse Shalmani redonne des lettres de noblesse au mot métèque, le transfuge par excellence, qui transforme l'impératif d'exil en idéal de vie. À travers son propre parcours d’exilée iranienne, et de nombreux portraits de « métèques » magnifiques (Gary, Camus, Modigliani), elle dessine un éloge de la liberté, de la solitude et de la création qui fait écho au parcours de Velibor Čolić, exilé en France au moment du conflit yougoslave au début des années 90. Avec Le livre des départs, il poursuit son vagabondage autobiographique en dressant le portrait de l’écrivain en migrant.

Sam. 15

17 h

Grand entretien

Hippodrome Lyon-Parilly

Salle des Parieurs

Jonathan Coe

Le cœur de l’Angleterre 

Depuis la parution de ses premiers livres, l’œuvre de Jonathan Coe s’inscrit avec force dans l’histoire de l’Angleterre de la deuxième partie du 20e siècle. À travers la famille Trotter, le fils Benjamin et d’autres personnages récurrents, le lecteur suit l’évolution d’une société marquée par les années Thatcher, le blairisme des années 2000, et par le Brexit, qui est au centre du dernier roman en date, Le cœur de l’Angleterre. Au fil de cette galerie de portraits, pour certains déjà bien connus, Jonathan Coe donne à voir les contradictions politiques et les fractures sociétales qui ont conduit le peuple britannique à voter le leave, tout en suivant le destin intime et familial de ses personnages dans une fresque romanesque à la fois drôle et mélancolique.

Sam. 15

18 h 30

Table ronde

Hippodrome Lyon-Parilly

Salle des Parieurs

Avec Hubert Mingarelli 

Pour continuer de cheminer avec Hubert Mingarelli, dont la disparition fin janvier nous a remplis de tristesse, nous vous convions à une rencontre autour de l'écrivain et ami, que la Fête du Livre de Bron avait reçu tout au long de son parcours, depuis son premier roman Une rivière verte et silencieuse (Seuil 1999).
Nous évoquerons son œuvre, l'une des plus singulière et exigeante que la littérature française contemporaine ait portée, mettant en scène le plus souvent les hommes entre eux, leurs silences et leur fragilité, des histoires de soldats, de pères et de fils, dans l'intimité de la guerre ou face à la rudesse et la beauté de la nature.
Hubert Mingarelli vivait dans la montagne iséroise. Il a publié une vingtaine de romans, largement traduits à l'étranger et adaptés au cinéma et au théâtre. Il a reçu le prix Médicis pour Quatre soldats (Seuil 2003) ainsi que les prix Landernau et Louis Guilloux pour L'homme qui avait soif (Stock 2014). La terre invisible (Buchet-Chastel 2019) figurait sur la dernière sélection du prix Goncourt.

Antoine Choplin, écrivain

Alain Choquart, réalisateur

Brigitte Giraud, écrivain, Conseillère littéraire de la Fête du Livre de Bron

Thierry Guichard, journaliste littéraire, directeur de la publication du Matricule des Anges

Yann Nicol, directeur de la Fête du Livre de Bron

Bertrand Visage, écrivain et éditeur au Seuil (sous réserve)

Dim. 16

11 h

Grand entretien

Hippodrome Lyon-Parilly

Salle des Parieurs

Nicole Lapierre

Faut-il se ressembler pour s’assembler ? 

« Qui se ressemble s’assemble », dit-on. Cette fausse évidence justifie tous les replis et tous les rejets. Ce n’est au contraire ni nécessaire ni souhaitable. Mais force est de constater que l’affirmer ne suffit pas. Il faut donc approfondir la réflexion sur la valeur donnée à la ressemblance comme à la différence et à ce qui les relie : la comparaison. » C’est par ces mots que la sociologue Nicole Lapierre présente son nouveau livre, dans lequel elle explore les notions de différence, d’exclusion, d’assimilation et d’effacement au sein de la société française, tout en appelant de ses vœux un retour à l’harmonie entre singularités et bien commun.

Dim. 16

12 h 30

Dialogue d'auteurs

Hippodrome Lyon-Parilly

Salle des Parieurs

Kaouther Adimi | Jean-Pierre Filiu

L’Algérie d’hier et d’aujourd’hui 

Après avoir rendu hommage au grand libraire algérois Edmond Charlot dans son précédent roman, Kaouther Adimi poursuit son exploration de l’histoire algérienne à travers la révolte d’une poignée de gamins dans une période – les années 60 – de grande tension politique.
Jean-Pierre Filiu s’attache quant à lui à la « nouvelle indépendance » algérienne, en analysant les récents élans révolutionnaires qui ont traversé le pays en février 2019 et provoqué la chute du Président Bouteflika. Deux moments clés de l’histoire d’un peuple en lutte pour sa liberté, vus par un historien et une écrivaine dont les livres éclairent l’Algérie d’hier et d’aujourd’hui.

Dim. 16

13 h

Dialogue d'auteurs

Hippodrome Lyon-Parilly

Salle des Balances

Sylvain Coher | Judith Perrignon

Les dieux du stade 

Dans L’insoumis, Judith Perrignon revient sur le mythe Mohamed Ali en interrogeant des témoins de son règne sportif et médiatique. À travers le destin de ce symbole absolu de l’insoumission, c’est toute l’Amérique de la lutte pour les droits civiques, de la guerre du Vietnam et des tensions raciales que l’écrivaine met au jour. Une dimension historique qui résonne avec la figure d’Abebe Bikila, le héros de Vaincre à Rome, un soldat éthiopien qui remporte - pieds nus – le marathon des Jeux Olympiques de 1960 à Rome, narguant ainsi le régime de Mussolini et la soumission coloniale. Deux exemples frappants des liens entre sport, politique et littérature.

Dim. 16

13 h 30

Lecture musicale

Hippodrome Lyon-Parilly

Magic Mirror

Cécile Coulon | Pierre-André Pernin

Une bête au paradis 

La vie d’Émilienne, c’est le Paradis, cette ferme isolée au bout du chemin. Un îlot figé dans le temps où elle élève seule ses petits-enfants, après le drame. Blanche et Gabriel grandissent, tellement différents l’un de l’autre, jusqu’à ce que le premier amour pour la jeune fille dévaste tout sur son passage. Face à l’idéal de cette vie à la campagne qu’on croirait préservée, se profile la menace implacable des ambitions contemporaines.

Dim. 16

14 h

Dialogue d'auteurs

Hippodrome Lyon-Parilly

Salle des Parieurs

Lionel Duroy | Virginie Linhart

Une famille idéale 

Qu’est-ce qu’une famille ? Dans L’effet maternel, Virginie Linhart questionne le fait d’être la fille d’une mère qui a délaissé son rôle pour se fondre dans les conquêtes féministes de mai 68, et causé de sombres dégâts. Alors que Lionel Duroy, qui a fait de son enfance, et donc de sa famille, son matériau littéraire – quitte à ce qu’il blesse les siens – propose dans Nous étions nés pour être heureux un récit de la réconciliation.

Dim. 16

14 h

Dialogue d'auteurs

Hippodrome Lyon-Parilly

Salle des Balances

Thomas Giraud | Sylvie Tanette

Utopies du bout du monde 

Il est des utopies qu’on tente de rendre vivantes, comme le projet fou de cette femme de créer un jardin luxuriant en Australie en bordure du désert, là où rien ne pousse, et où les aborigènes mettaient en garde : « de ces lieux, les morts ne partent pas ». Dans le roman de Sylvie Tanette, il n’est pas étonnant que des fantômes habitent les maisons. La confrontation à la nature, aux éléments est aussi au cœur du roman de Thomas Giraud, qui met en scène le pari de Victor Considérant, disciple de Charles Fourier d’un projet révolutionnaire de vie communautaire inspiré des phalanstères, dans un Texas aride et rétif au milieu du 19e siècle.

Dim. 16

15 h

Rencontre projection

Hippodrome Lyon-Parilly

Salle des balances

Charly Delwart

Databiographie 

Charly Delwart met en scène toute sa vie en graphiques. Famille, enfants, consommation, rapport à la mort, au sexe, au sport ou à la psychanalyse, il prend le pari que certaines statistiques détiennent la clé du mystère de l’existence. Une biographie d’un genre nouveau, où l’humour côtoie des vérités embarrassantes, qui tend au lecteur un miroir drôle et inventif. Et dessine la vie de « l’homme des villes » contemporain. Charly Delwart / Écrivain belge également scénariste et auteur de livres pour enfants. Il est notamment l’auteur de quatre romans aux éditions du Seuil, dans la collection « Fiction & Cie » : Circuit (2007), L’Homme de profil même de face (2010), Citoyen Park (2012) et Chut (2015). Il vient de publier Databiographie (Flammarion 2019).

Lecture créée aux Correspondances de Manosque 2019.

Dim. 16

15 h 30

Dialogue d'auteurs

Hippodrome Lyon-Parilly

Salle des Parieurs

Santiago Amigorena | Manuel Vilas

La mémoire et l’oubli 

L’un, Santiago Amigorena poursuit son entreprise autobiographique en s’intéressant au destin de son grand-père, juif exilé en Argentine à la fin des années 20, qui se réfugie dans le silence pour tenter d’échapper à la folie humaine du 20e siècle. L’autre, Manuel Vilas, revisite dans Ordesa l’histoire familiale à l’ombre du franquisme, montrant le rôle de la grande histoire dans les destins individuels et les névroses parentales. Deux livres qui disent aussi comment la littérature permet de mettre fin au mutisme familial et au silence de l’histoire.

Dim. 16

16 h

Dialogue d'auteurs

Hippodrome Lyon-Parilly

Salle des Balances

Jean-Pierre Martin | Pascale Roze

La curiosité : une raison de vivre 

La curiosité a mauvaise réputation, écrit Jean-Pierre Martin, dans un essai aussi stimulant que réjouissant. Mais c’est surtout une vertu, un élan salutaire et l’une des sources de l’activité philosophique. La curiosité est au cœur du nouveau roman de Pascale Roze, La belle Hélène, qui met en scène une enseignante dans son désir de transmettre la littérature et la lecture à ses étudiants, tout en traversant le deuil puis le retour d’un nouvel amour. Deux hommages à la littérature, au désir, au plaisir de vivre et de penser.

Dim. 16

16 h

Dialogue d'auteurs

Hippodrome Lyon-Parilly

Magic Mirror

Nastassja Martin | Jean-Marc Rochette

La vie sauvage 

Dans son premier récit, Croire aux fauves, l’anthropologue Nastassja Martin ne parle pas d’une attaque, mais d’une rencontre, avec l’ours qui l’a mordue au visage quelque part dans les montagnes du Kamchatka. De cet événement elle tire une réflexion magnifique sur les frontières entre l’homme et l’animal, réflexion que l’on retrouve dans le nouvel album de Jean-Marc Rochette, Le loup, qui met en scène la relation entre un jeune loup et un vieux berger, entre lutte de territoire et tentatives de cohabitation. Deux duels au sommet qui explorent la question fondamentale du rapport à la vie sauvage.

Dim. 16

17 h

Grand entretien

Hippodrome Lyon-Parilly

Salle des Parieurs

Jean-Paul Dubois

Tous les hommes n’habitent pas le monde de la même façon 

Trois ans après La succession, Jean-Paul Dubois revient à Bron auréolé d’un Prix Goncourt qui couronne un roman tout autant qu’une œuvre. Tous les hommes n’habitent pas le monde de la même façon aborde autrement des motifs déjà présents dans des livres précédents, comme si chaque nouvelle pièce s’inscrivait dans un puzzle plus vaste où tout se fait écho : la solitude, la famille, le grand écart entre Toulouse et le Canada, les parents névrosés et les gens suicidaires, mais aussi les chiens, les rêves oubliés et les illusions perdues, tout y est, avec le mélange d’humour et de sensibilité qui caractérise son écriture et son rapport au monde. Car une chose est sûre, Jean-Paul Dubois n’habite pas le monde de la même façon que les autres !