Le Prix Summer

L’association Lire à Bron et la Fête du Livre de Bron proposent, depuis 2017, aux lecteurs des médiathèques et bibliothèques de la métropole de Lyon de participer au Prix Summer. Un projet soutenu par La Métropole de Lyon.

©Paul Bourdrel

La Fête du Livre de Bron propose, chaque année, aux lecteurs des médiathèques et bibliothèques de la métropole de Lyon de participer au Prix Summer. Sélectionnés parmi les ouvrages parus lors de la rentrée littéraire de chaque automne, ce sont 5 romans à lire et 5 auteurs à découvrir ! Pour participer, il suffit de vous inscrire dès septembre au comité de lecture de votre bibliothèque ou médiathèque, de vous laisser porter par vos lectures et de choisir votre livre préféré.

Renseignements et inscription à l’accueil de votre bibliothèque.

Observatoire des littératures contemporaines depuis plus de 30 ans, la Fête du Livre de Bron a créé en 2018 le Prix Summer pour mettre en lumière des auteurs auprès d’un plus large public. D’autre part, le souhait de l’association est de mettre en synergie les médiathèques du territoire et de poursuivre son travail en lien avec les axes de développement des collectivités territoriales.

Enfin, la Fête du Livre de Bron entend favoriser, par le biais du Prix Summer les échanges entre les lecteurs, mais aussi entre les utilisateurs des espaces de lecture publique et les professionnels du Livre (bibliothécaires, libraires…).

La sélection du Prix Summer, non thématisée, se veut être le reflet de la richesse de la rentrée littéraire. Chaque année, elle fait suite aux lectures de l’équipe de la Fête du Livre de Bron entre mai à août  parmi les 500 ouvrages à paraître pour la rentrée littéraire de septembre. Elle est le fruit d’un travail appuyé et engagé des membres de l’équipe pour défricher en amont les tendances de la rentrée littéraire, distinguer, au fil des lectures, les romans et les auteurs qui vont marquer le monde littéraire. Cette sélection révéle aussi la capacité de la Fête du Livre de Bron à être en avance sur son temps et à s’inscrire pleinement dans le paysage littéraire puisque certains des auteurs sélectionnés pour le Prix Summer ont remporté des grands prix littéraires d’automne.

Ces ouvrages représentent aussi à eux cinq les intentions de programmation du festival et l’identité de l’événement. Elle est le souhait de révéler à tous des auteurs à l’œuvre déjà établie mais pourtant peu connue ainsi que la surprise d’un 1er roman. De plus, cette sélection repose sur les connaissances de l’équipe de la Fête du Livre portant sur des auteurs susceptibles de s’impliquer pleinement dans les enjeux du Prix et notamment d’aller à la rencontre des lecteurs.

Miguel Bonnefoy, Héritage (Rivages)
Négar Djavadi, Arène (Liana Levi)
Thomas Flahaut, Les nuits d’été (L’Olivier)
Julia Kerninon, Liv Maria (L’Iconoclaste)
Hugo Lindenberg, Un jour ce sera vide (Christian Bourgois)


Héritage, Miguel Bonnefoy
Éditions Rivages
256 pages – Parution le 19 août 2020
Deuxième sélection du Prix Fémina 2020
Deuxième sélection du Prix Goncourt 2020
Première sélection du Grand Prix du roman de l’Académie française 2020

Dans cette fresque éblouissante qui se déploie des deux côtés de l’Atlantique, Miguel Bonnefoy brosse le portrait d’une lignée de déracinés, dont les terribles dilemmes, habités par les blessures de la grande Histoire, révèlent la profonde humanité. 

Le livre / La maison de la rue Santo Domingo à Santiago du Chili, cachée derrière ses trois citronniers, a accueilli plusieurs générations de la famille des Lonsonier. Arrivé des coteaux du Jura avec un pied de vigne dans une poche et quelques francs dans l’autre, le patriarche y a pris racine à la fin du XIXe siècle. Son fils Lazare, de retour de l’enfer des tranchées, l’habitera avec son épouse Thérèse, et construira dans leur jardin la plus belle des volières andines. C’est là que naîtront les rêves d’envol de leur fille Margot, pionnière de l’aviation, et qu’elle s’unira à un étrange soldat surgi du passé pour donner naissance à Ilario Da, le révolutionnaire.

L’auteur / Né en France, Miguel Bonnefoy grandit au Venezuela et au Portugal. En 2009, il remporte le grand prix de la nouvelle de la Sorbonne Nouvelle avec La Maison et le Voleur. Il publie en italien Quand on enferma le labyrinthe dans le Minotaure en 2009, et en français Naufrages en 2011, sélectionné pour le prix de l’inaperçu 2012. En 2013, il est lauréat du prix du jeune écrivain avec Icare et autres nouvelles. Le Voyage d’Octavio, son premier roman, publié en 2015, est finaliste du prix Goncourt du premier roman. En 2016, il remporte avec Jungle le prix des lycéens et apprentis d’Île-de-France. En 2017, Sucre noir est finaliste du prix Femina. En 2018-2019, il est pensionnaire à la Villa Médicis.


Arène, Négar Djavadi

Éditions Liana Levi
432 pages – Parution le 20 août 2020

Négar Djavadi emporte le lecteur par son intrigue haletante ancrée dans la complexité de notre époque. Elle déploie une fiction grandeur nature : Paris à l’heure des vidéos virales, dans une époque émeutière. Une grande fresque saisissante de réalisme.

Le livre / Un téléphone volé dans un bar-tabac à Belleville. Un gamin en survêt qui bouscule les clients. Un diffuseur de séries déstabilisé par la perte de son portable. Une policière en intervention, filmée par une lycéenne en révolte. Une vidéo prise à la dérobée, qui fait le tour des réseaux sociaux, montrant le corps sans vie d’un adolescent au pied du pont Louis-Blanc. Benjamin Grossmann, chamane de la nouvelle fiction, et Camille Karvel, la voleuse d’images solitaires, percutent, chacun à leur manière, le quartier Belleville-Jaurès-Buttes-Chaumont, et provoquent l’étincelle qui embrasera l’Est parisien. Une longue réaction en chaîne d’événements dont personne ne sortira indemne : ni les jeunes des cités, ni les flics, ni les mères de famille, ni les travailleurs au noir chinois, ni le prédicateur médiatique, ni la candidate en campagne pour la mairie. Tous captifs de l’arène, celle d’une nouvelle série explosive ?

L’auteure / Négar Djavadi est romancière et scénariste. Née à Téhéran en 1969, elle grandit à Paris. Après des études de cinéma à Bruxelles, elle débute derrière la caméra au poste d’assistant opérateur. Pendant dix ans, elle participe au tournage d’un grand nombre de films (Jacques Rivette, Tonie Marshall, Zabou Breitman…). Son premier scénario, primé, la décide à se consacrer à l’écriture. Téléfilms, séries, elle enchaîne les projets. En août 2016, elle publie son premier roman, Désorientale, unanimement salué par la critique, véritable succès de librairie, traduit en une dizaine de langues.


Les nuits d’été, Thomas Flahaut

Éditions de l’Olivier
224 pages – Parution le 27 août 2020 

Grande fresque sur la puissance et la fragilité de l’héritage social, Thomas Flahaut écrit le roman d’une génération, avec ses rêves, ses espoirs, ses désillusions.

Le livre / Thomas, Mehdi et Louise se connaissent depuis l’enfance. À cette époque, Les Verrières étaient un terrain de jeux inépuisable. Aujourd’hui, ils ont grandi, leur quartier s’est délabré et, le temps d’un été, l’usine devient le centre de leurs vies. L’usine, où leurs pères ont trimé pendant tant d’années et où Thomas et Mehdi viennent d’être engagés. L’usine, au centre de la thèse que Louise prépare sur les ouvriers frontaliers, entre France et Suisse. Ces enfants des classes populaires aspiraient à une vie meilleure. Ils se retrouvent dans un monde aseptisé plus violent encore que celui de leurs parents. Là, il n’y a plus d’ouvriers, mais des opérateurs, et les machines brillent d’une étrange beauté.

L’auteur / Né en 1991 à Montbéliard (Doubs), Thomas Flahaut a étudié le théâtre à Strasbourg avant de s’installer en Suisse pour suivre un cursus en écriture à l’Institut littéraire suisse de Bienne. Diplômé en 2015, il vit aujourd’hui à Bienne. Il s’initie à l’écriture de scénario et a cofondé le collectif littéraire franco-suisse ­Hétérotrophes, avec des auteurs issus de la filière biennoise.


Liv Maria, Julia Kerninon
– 
L’Iconoclaste
224 pages – Parution le 19 août 2020
Première sélection du Grand Prix du roman de l’Académie française 2020

Julia Kerninon brosse le portrait fascinant d’une femme marquée à vif par un secret inavouable.

Le livre / Son nom est Liv Maria Christensen. Enfant solitaire née sur une île bretonne, entre une mère tenancière de café et un père marin norvégien. Envoyée subitement à Berlin à l’âge de 17 ans, elle tombe amoureuse de son professeur d’anglais. Le temps d’un été, elle apprend tout. Le plaisir des corps, l’intensité des échanges. Mais, à peine sortie de l’adolescence, elle a déjà perdu tous ses repères. Ses parents décèdent dans un accident, la voilà orpheline. Et le professeur d’été n’était peut-être qu’un mirage. Alors, Liv Maria s’invente pendant des années une existence libre en Amérique latine. Puis, par la grâce d’un nouvel amour, elle s’ancre dans une histoire de famille paisible, en Irlande. Deux fils viennent au monde. Mais Liv Maria reste une femme insaisissable, même pour ses proches. Comment se tenir là, dans cette vie, avec le souvenir de toutes celles qui ont précédées ?

L’auteure / Julia Kerninon est née en 1987 à Nantes, où elle vit. Elle est docteure ès lettres, spécialiste de littérature américaine. Elle s’est fait remarquer dès son premier roman, Buvard (2014), qui a reçu notamment le prix Françoise-Sagan. Trois livres vont suivre aux Éditions du Rouergue, dans lesquels elle affirme son talent et déroule son principal thème de prédilection, la complexité du sentiment amoureux.


Un jour ce sera vide,Hugo Lindenberg
(1er roman)
Éditions Christian Bourgois
173 pages – Parution le 20 août 2020
Deuxième sélection du Prix Femina 2020

Écrit dans une langue ciselée et très sensible, Un jour ce sera vide est un roman fait de silences et de scènes lumineuses qu’on quitte avec la mélancolie des fins de vacances. Hugo Lindenberg y explore les méandres des sentiments, bons comme mauvais, qui traversent toute famille, et le poids des traumatismes de l’histoire.

Le livre / c’est un été en Normandie. Le narrateur est encore dans cet état de l’enfance où tout se vit intensément, où l’on ne sait pas très bien qui l’on est ni où commence son corps, où une invasion de fourmis équivaut à la déclaration d’une guerre qu’il faudra mener de toutes ses forces. Un jour, il rencontre un autre garçon sur la plage, Baptiste. Se noue entre eux une amitié d’autant plus forte qu’elle se fonde sur un déséquilibre : Baptiste a des parents parfaits, habite dans une maison parfaite. Sa famille est l’image d’un bonheur que le narrateur cherche partout, mais qui se refuse à lui. Flanqué d’une grand-mère immigrée à l’accent prononcé, et d’une tante « monstrueuse », il rêve, imagine, se raconte des histoires, tente de surpasser la honte sociale et familiale qui le saisit face à son nouvel ami. Il entre dans une zone trouble où le sentiment d’appartenance est ambigu : vers où va, finalement, sa loyauté ? Peut-être est-ce là l’expérience qu’on doit tous faire pour grandir.

L’auteur / Né en 1978, Hugo Lindenberg est journaliste. Un jour ce sera vide est son premier roman. Il vit et travaille à Paris.

À son tour, Julia Kerninon rejoint Anne Pauly, Tiffany Tavernier et Monica Sabolo au palmarès du Prix Summer.

©Paul Bourdrel

Le Prix Summer 2021 a été remis le vendredi 12 mars, à Julia Kerninon lors de la Table Ronde dédiée au prix, en présence de Miguel Bonnefoy, Négar Djavadi, Thomas Flahaut et Hugo Lindenberg, les 4 autres auteurs sélectionnés pour cette édition. Julia Kerninon a reçu son Prix pour Liv Maria (Éditions L’Iconoclaste) des mains de Cédric Van Styvendael, vice-président de la Métropole de Lyon.

Cette rencontre diffusée en direct sur notre site n’a certes pas connu la chaleur humaine des éditions précédentes qui rassemblaient chaque année 400 lecteurs impatients, mais elle a mobilisé près de 700 internautes. Une rencontre à revivre ici. 

Bibliothèque d’Albigny-sur-Saône 
Médiathèque Jean Prévost (Bron)
Médiathèque Bernard Pivot (Caluire)
Médiathèque Le 20 (Champagne-au-Mont-d’Or)
Médiathèque de Chassieu
Bibliothèque de Collonges-au-Mont-d’Or
Médiathèque de Corbas
Bibliothèque de Couzon-au-Mont d’Or Bibliothèque de Curis-au-Mont-d’Or
Médiathèque de Dardilly
Médiathèque Le Toboggan (Décines-Charpieu)
Médiathèque d’Ecully
Bibliothèque de Fleurieu-sur-Saône
Bibliothèque de Genay
Médiathèque Max-Pol Fouchet (Givors)
Bibliothèque de La Mulatière
Bibliothèque de Limonest
Bibliothèque de Lissieu
Bibliothèque de La Part-Dieu (Lyon 3ème)
Bibliothèque Lacassagne (Lyon 3ème) Médiathèque du Bachut – Marguerite Duras (Lyon 8ème)
Bibliothèque de la Duchère (Lyon 9ème)
Médiathèque de Vaise (Lyon 9ème)
Médiathèque de Meyzieu / Centre social de Meyzieu
Médiathèque Jacques Prévert (Mions)
Bibliothèque de Montanay
Médiathèque Jacques Brel (Neuville-sur-Saône)
Médiathèque La Mémo (Oullins)
Médiathèque Elsa Triolet (Pierre-Bénite)
Bibliothèque de Poleymieux-au-Mont-d’Or
Médiathèque ESQALE (Quincieux)
Bibliothèque de Rochetaillée-sur-Saône
Bibliothèque de Saint-Cyr-au-Mont-d’Or
Bibliothèque de Saint-Didier-au-Mont-d’Or
Médiathèque de Saint-Fons
Médiathèque B612 (Saint-Genis-Laval)
Médiathèque de Saint-Genis-les-Ollières
Bibliothèque Saint-Exupéry (Saint-Germain-au-Mont-d’Or)
Médiathèque François Mitterrand (Saint-Priest)
Bibliothèque de Saint-Romain-au-Mont-d’Or
Bibliothèque Léopold Sédar Senghor (Sainte-Foy-lès-Lyon)
Bibliothèque de Sathonay-Village
Médiathèque de Vaulx-en-Velin
Bibliothèque de l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Lyon
La Maison du Citoyen (Villeurbanne)
Médiathèques de Vénissieux
Et les comités de lecture de la Métropole de Lyon et de la Mairie de Fontaines-Saint-Martin.